Documentation · Step 2

Focus on Step 2
Present the Market

Skill en cours de définition.

Analyse stratégique : quel outil pour quel objectif ?

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Ce que ça ditKPI associésFramework
Le gâteau vaut-il l'effort ? Marché en expansion ou en déclin ?
  • TAM : taille totale du marché théorique (€/an)
  • SAM : la part que ton type d'offre peut servir (€/an)
  • SOM : ce que tu peux réalistement capturer à 3-5 ans (€/an)
  • CAGR : taux de croissance annuel moyen du marché (%)
  • Stade de maturité : émergent / croissance / mature / déclin
TAM / SAM / SOM
Ce marché est-il structurellement rentable ? Qui a le pouvoir ?
  • Concentration : % du marché détenu par les 3-5 leaders (ou indice HHI)
  • Barrières à l'entrée : capital requis, régulation, technologie, marque (qualitatif)
  • Pouvoir fournisseurs : sont-ils peu nombreux et incontournables ?
  • Pouvoir clients : peuvent-ils négocier les prix à la baisse ?
  • Churn sectoriel : % de clients qui changent de fournisseur par an
Porter — 5 forces
Où se capture la marge dans la filière ?
  • Marge brute par maillon : % de marge à chaque étape (production, distribution, retail…)
  • EBITDA margin des leaders : rentabilité opérationnelle de référence (%)
  • CAC : coût moyen d'acquisition d'un client (€)
  • LTV : revenu total généré par un client sur sa durée de vie (€)
  • Ratio LTV/CAC : >3 = sain
Value chain
Où sont les positions fortes/faibles des acteurs ?
  • Part de marché relative : ta part ÷ celle du leader
  • Croissance du segment : % annuel par segment
  • Poids dans le CA : % que chaque produit/segment représente dans le revenu d'un acteur
BCG Matrix
Comment les offres sont perçues ? Où sont les espaces vides ?
  • Prix moyen : positionnement tarifaire par acteur (€)
  • NPS : score de recommandation client (-100 à +100)
  • Attributs perçus : notes sur qualité, style, service… (enquêtes, avis clients)
Perceptual map
L'argent intelligent y croit-il ? À quelle vitesse ça se disrupte ?
  • Levées de fonds : montants investis dans le secteur sur 12-24 mois (€)
  • M&A : nombre et taille des acquisitions récentes
  • Nouveaux entrants : combien de créations/an
  • Intensité R&D : brevets déposés, % du CA investi en R&D
Vitalité(vue « deal flow »)
Quelles forces externes peuvent tuer ou doper le marché ?
  • Dépendance réglementaire : une loi peut-elle changer la donne ? (qualitatif)
  • Cyclicité / saisonnalité : % de variation du CA selon période
  • Exposition macro : sensibilité aux taux, change, matières premières
PESTEL
Quels segments méritent l'investissement ?
  • Attractivité par segment : score composite taille × croissance × marge
  • Force compétitive : score composite part de marché × marque × structure de coûts
GE / McKinsey 9-box
Conclusion : faut-il y aller, et par où ?
  • Synthèse qualitative de tous les KPI ci-dessus, organisée en forces / faiblesses / opportunités / menaces
SWOT

Les frameworks, un par un

TAM / SAM / SOM

Vocabulaire standard du capital-risque et du business planning.

« Le gâteau vaut-il l'effort ? Marché en expansion ou en déclin ? »

Trois cercles emboîtés pour dimensionner un marché. Le TAM (Total Addressable Market) est la demande totale théorique si tout le monde achetait. Le SAM (Serviceable Addressable Market) restreint aux clients que ton type d'offre peut techniquement et géographiquement servir. Le SOM (Serviceable Obtainable Market) est ce que tu peux réalistement capturer à 3-5 ans, compte tenu de la concurrence et de tes moyens — le seul des trois chiffres qui engage.

Couplé au CAGR et au stade de maturité, il dit si le jeu en vaut la chandelle. Piège classique : les TAM gonflés calculés « top-down » (x % d'un marché géant) — préférer le calcul « bottom-up » : nombre de clients atteignables × panier annuel réaliste.

TAM SAM SOM
Du marché théorique au marché capturable
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Porter — 5 forces

Michael Porter, Harvard Business School, 1979.

« Ce marché est-il structurellement rentable ? Qui a le pouvoir ? »

La rentabilité d'un secteur ne dépend pas que du talent des acteurs : elle est structurelle. Cinq forces la déterminent — l'intensité de la rivalité entre concurrents, la menace des nouveaux entrants, la menace des produits de substitution, le pouvoir de négociation des fournisseurs et celui des clients.

Plus les forces sont fortes, plus les marges sont sous pression. La lecture utile : identifier où est le pouvoir dans la filière, donc qui capte la valeur — et si une position défendable y est possible (barrières à l'entrée, coûts de changement, marque).

Nouveaux entrants Substituts Fournisseurs Clients Rivalité du secteur
Quatre pressions sur la rentabilité du centre
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Value chain

Michael Porter, « Competitive Advantage », 1985.

« Où se capture la marge dans la filière ? »

Le modèle canonique de Porter représente l'entreprise comme un enchaînement de cinq activités principales — logistique interne, production, logistique externe, marketing & vente, services — porté par quatre fonctions de soutien qui traversent toute la chaîne : infrastructure de l'entreprise, gestion des ressources humaines, développement technologique, approvisionnements. La marge est ce qui reste quand la valeur créée excède le coût de l'ensemble de ces activités.

Appliquée à un marché entier, la même logique se lit par maillon de filière (production, distribution, retail…) : où la marge se capture-t-elle ? Le constat est souvent contre-intuitif — le maillon le plus visible n'est pas forcément celui qui gagne de l'argent. La vue se complète côté client : le CAC (ce que coûte l'acquisition d'un client) face à la LTV (ce qu'il rapporte sur sa durée de vie), avec un ratio LTV/CAC supérieur à 3 comme seuil de bonne santé.

Activités de soutien Infrastructure de l'entreprise Gestion des ressources humaines Développement technologique Approvisionnements Logistique interne Production Logistique externe Marketing & vente Services Marge Activités principales
Cinq activités principales, quatre fonctions de soutien, la marge à la pointe
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BCG Matrix

Bruce Henderson, Boston Consulting Group, 1970.

« Où sont les positions fortes/faibles des acteurs ? »

Une matrice 2×2 qui croise la croissance du marché (attractivité) et la part de marché relative — ta part divisée par celle du leader (mesure de force). Quatre cases : les vedettes (investir), les vaches à lait (traire pour financer le reste), les dilemmes (trancher vite) et les poids morts (désinvestir).

Appliquée aux acteurs d'un marché plutôt qu'à un portefeuille, elle révèle qui est en position de force sur quel segment — et quels segments un challenger peut attaquer sans affronter le leader de front.

Vedettes Dilemmes Vaches à lait Poids morts Croissance du marché forte faible Part de marché relative forte faible
Quatre destins selon croissance × part relative
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Perceptual map

Cartographie perceptuelle — marketing classique, années 1960-70.

« Comment les offres sont perçues ? Où sont les espaces vides ? »

Positionner les offres sur des axes d'attributs tels que les clients les perçoivent — prix, qualité, style, service — à partir d'enquêtes, d'avis clients ou de NPS. La carte montre les territoires saturés et, surtout, les espaces vides.

Un espace vide est soit une opportunité de positionnement, soit l'absence de demande — c'est l'enquête qui tranche. C'est exactement la logique du graphique de positionnement interactif de la Step 1, qui encode jusqu'à cinq dimensions simultanément.

Prix élevé Prix bas Classique Innovant espace vide
Les offres telles que perçues — et l'espace laissé vide
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Vitalité (vue « deal flow »)

Grille d'analyse type investisseur — pas un framework académique.

« L'argent intelligent y croit-il ? À quelle vitesse ça se disrupte ? »

Lire la vitalité d'un marché par l'argent et le mouvement : montants levés sur 12-24 mois, nombre et taille des acquisitions, rythme de création d'entreprises, intensité R&D (brevets, % du CA investi).

L'« argent intelligent » anticipe : un secteur qui lève beaucoup va se transformer vite ; un secteur sans aucun deal dort — ou est verrouillé par ses incumbents. Les M&A disent aussi qui consolide : quand le n°1 d'audience rachète l'innovateur IA du moment, c'est un signal de marché à part entière.

Levées de fonds Opérations M&A
Un marché qui lève et consolide se transforme vite (illustratif)
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PESTEL

Dérivé de l'analyse PEST de Francis Aguilar (1967), étendue aux volets environnemental et légal.

« Quelles forces externes peuvent tuer ou doper le marché ? »

Balayer six familles de forces macro — Politique, Économique, Socioculturel, Technologique, Environnemental, Légal — qui s'imposent à tous les acteurs, indépendamment de leurs mérites.

C'est le framework des chocs exogènes. Exemple tiré du premier run de ce site : l'arrivée des médicaments GLP-1 — un choc à la fois technologique, réglementaire et socioculturel — a envoyé le leader historique des apps de perte de poids en faillite en moins de deux ans.

Marché P Politique É Économique S Socioculturel T Technologique E Environnemental L Légal
Six familles de forces externes autour du marché
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GE / McKinsey 9-box

McKinsey pour General Electric, années 1970 — en réponse aux limites de la matrice BCG.

« Quels segments méritent l'investissement ? »

Une matrice 3×3 qui croise l'attractivité du marché (score composite : taille × croissance × marge) et la force compétitive (part de marché × marque × structure de coûts). Neuf cases, trois zones de décision : investir/croître, sélectivité, récolter/désinvestir.

Plus nuancée que la BCG (des scores composites plutôt que deux KPI bruts), mais plus subjective aussi : la pondération des critères est un choix — à expliciter pour que l'analyse soit auditable.

Attractivité du marché forte faible Force compétitive (forte → faible) Investir Sélectivité Récolter
Neuf cases, trois zones de décision
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SWOT

Attribué aux travaux d'Albert Humphrey, Stanford, années 1960.

« Conclusion : faut-il y aller, et par où ? »

Quatre quadrants croisant l'interne — forces et faiblesses — et l'externe — opportunités et menaces. Sa valeur n'est pas d'apporter une donnée nouvelle : c'est l'outil de synthèse qui organise tout ce que les frameworks précédents ont établi.

Bien utilisé, il vient en dernier et chaque case cite ses sources (les KPI des analyses amont). Mal utilisé, il vient en premier et se remplit d'intuitions — c'est le piège à éviter.

Place dans le pipeline : le SWOT n'entre pas dans l'analyse produite par la Step 2 — il exige un point de vue (« mon produit ») et conclut les Steps 3 et 4. Il est documenté ici avec les autres frameworks.

Positif Négatif Forces Faiblesses Opportunités Menaces Interne Externe
Interne × externe, positif × négatif — la synthèse finale
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Inclure ou exclure : ce que le marché décide

La Step 2 n'applique pas tous les frameworks à tout marché. Trois entrées guident la sélection : la nature du marché telle que la Step 1 l'a établie (maturité, B2C ou B2B, chaîne de valeur, régulation, segments, deal flow), la disponibilité des données nécessaires aux KPI de chaque framework, et l'intention de l'analyse (en V1 : évaluer l'opportunité du marché).

Trois niveaux possibles : inclus · dégradé en qualitatif (retenu, mais sans chiffres — et c'est dit) · écarté. Le rapport ne montre que les frameworks retenus.

FrameworkInclus quand le marché montre…Écarté ou dégradé quand…
TAM / SAM / SOM Des estimations de taille existent, même en fourchette, et l'enjeu est d'évaluer l'opportunité. Marché si naissant que tout chiffre serait fictif → écarté.
Porter — 5 forces Par défaut — c'est le socle structurel de toute analyse de marché. Marché émergent sans structure formée → lecture partielle des forces déjà lisibles.
Value chain Une filière à plusieurs maillons : production, distribution, retail… Chaîne courte (apps, SaaS) → bascule en variante « unit economics » : CAC/LTV, péages de plateformes.
BCG Matrix Des segments distincts et mesurables — la lecture se fait au niveau segments. Redondant avec le graphique part × croissance (niveau acteurs) du run Step 1 → écarté.
Perceptual map Un marché B2C à forte composante de marque, avec des données de perception (avis clients, NPS). Sans données d'enquête → lecture qualitative renvoyant au graphique interactif du run S1. B2B ou commodité sans différenciation perçue → écarté.
Vitalité Des levées de fonds ou des M&A repérées par la Step 1 — ou une absence elle-même signifiante. Secteur sans écosystème d'investissement → réduit à une ligne de constat.
PESTEL Un marché régulé, sensible au macro, ou un choc externe déjà repéré par la Step 1. Marché stable sans exposition externe notable → version allégée.
GE / McKinsey 9-box Au moins 3 segments identifiables, et assez de données pour des scores composites. Segments identifiables mais données minces → arbitrage qualitatif. Pas de segments → écarté.
SWOT Hors périmètre de la Step 2 par décision : il exige un point de vue (« mon produit ») et conclut les Steps 3 et 4.